Les jeunes en Lorraine

Publié le par Jean-Luc HUMBERT


Synthèse et réflexions autour du rapport de Juin 1995 édité par le CES de Lorraine
et mise en perspective avec le groupe de travail "Jeunes" 2006

La tranche 16-30ans avait été retenue mais aussi les 0-15ans pour certains aspects ce qui complique l’approche statistique : il faut s’en tenir aux 16-25ans (en gros 2ème cycle scolaire –université – entrée dans la vie active).

L’étude traite prioritairement les questions d’éducation, de formation et d’emploi. Elle aborde plus rapidement les autres thèmes (santé, culture…). Il faudra veiller à un certain équilibre.

Sur la démographie :

Ce n’est pas seulement la démographie des 16-25ans qui est traitée, mais toute l’évolution démographique, on pourra « resserrer ».
Le thème « mouvements migratoires internes et externes des jeunes » devrait être développé (y compris si possible les « retours » en Lorraine).

Sur l’emploi :

Il y a un examen de la place des jeunes par secteurs d’activités, je ne crois pas qu’il faille le reprendre (les données sont incertaines) par contre un examen spécifique du taux d’emploi, du chômage et des mesures d’aides à l’emploi des jeunes est nécessaire pour le réactualiser.
La présentation des missions locales et PAIO n’est pas à refaire.
Sur les recommandations l’évaluation des politiques en faveur de l’insertion des jeunes était souhaitée : elle n’a été faite ni au plan régional, ni au plan national.
La diffusion des bonnes pratiques et des bonnes expériences est une idée à reprendre mais peut-être pas dans le rapport.

Sur la formation :

On se limitera aux lycées, CFA et enseignement supérieur (+ formations sanitaires et sociales). Il faudra faire attention à ne pas faire double emploi avec le rapport de situation économique et sociale.
Sur le projet académique je ne sais pas s’il faut citer l’actuel projet.
Sur la vie universitaire (CROUS, bibliothèques…) il faut être moins exhaustifs et peut être l’évoquer dans les questions de logement et de vie culturelle.
Le rapport proposait un groupe permanent sur la jeunesse, il n’a pas été mis en place… Faut-il relancer l’idée ?

Sur l’insertion et la formation professionnelle :

C’est un descriptif de la décentralisation (étape de la loi quinquennale) et des différents dispositifs (ceux de l’EN, ceux de l’Etat comme PAQUE et le CFI, ceux des partenaires sociaux…) on pourra être moins précis dans notre descriptif en se contentant de rappeler les mesures et leur impact. Les propositions du rapport de 1995 sur ce thème sont très vagues, le CESR a depuis fait d’autres propositions (actuellement dans le cadre du PRDF, on pourra y renvoyer).

Les jeunes et l’intégration sociale :

Une partie de l’étude est nationale, d’autres éléments sont de niveau régional. Il faudra choisir quelques angles d’attaque autour de la question des jeunes vivant dans ou hors de leur famille : logement, autonomie financière (question du travail des étudiants)… Les propositions de 1995 sont assez générales, je ne sais pas s’il y a eu une mise en œuvre, on aura intérêt à être plus précis.

La santé :

L’approche est surtout nationale sauf pour le SIDA (là aussi on ne pourra pas tout traiter, il faudra peut-être se limiter aux situation à « risque », à l’accès aux soins et à la prévention). A voir avec l’ORSAS et les centres de médecine préventive, les missions locales et les foyers de jeunes travailleurs.
Il y avait des propositions précises en 1995, je ne crois pas qu’elles aient été suivies d’effets.

Le logement :

C’est surtout les FJT et le logement étudiant qui ont été vus en 1995. On peut élargir la question (du côté des scolaires par exemple) y compris malheureusement la question des SDF !
Les propositions de 1995 étaient assez précises, ont-elles été suivies d’effets ?
Il y a des choses à dire sur les FJT et le CROUS !!
Sur l’aspect territorial le rapport abordait d’une part les jeunes ruraux, d’autre par les jeunes urbains. Ce n’était pas très convaincant car dans le chapitre rural on ne parlait pas que des jeunes, dans le chapitre urbain on parlait beaucoup de délinquance comme s’il n’y en avait pas ailleurs. Il faut abandonner cette distinction (malgré l’effet « banlieue »).

Service national :

Le chapitre n’est plus nécessaire mais on peut parler du recrutement et de la reconversion des soldats professionnels qui ne sont pas que des jeunes.

Loisirs et culture :

L’approche de 1995 n’était pas du tout régionale et les recommandations non plus. On peut faire mieux.

Sport :

L’approche était partiellement régionale avec quelques propositions concrètes.

Conclusions générales et recommandations :

Le ton du rapport de 1995 est plutôt pessimiste et pose le problème du maintien des jeunes en Lorraine. On pourra revenir sur cette question en parlant plutôt de maintien, de retour et d’installation des jeunes en Lorraine.

Les questions d’emploi dans le rapport de 1995 focalisent beaucoup sur l’information, il faut sans doute reprendre cette partie actualisée et élargie.

La partie formation de 1995 reste très générale notamment sur l’université : il faudra reprendre, même chose sur l’insertion professionnelle (il faudra intégrer les initiatives les plus récentes).

On pourra être aussi plus précis sur les autres thèmes. Il y avait en 1995 des idées intéressantes sur le logement et la santé à  reprendre.

On pourra abandonner la distinction « rural et urbain».

Le chapitre sur l’engagement et l’émancipation des jeunes est la seule note positive, il faudrait la prolonger et avoir un regard plus équilibré et donc plus positif (les jeunes sont aussi un atout pour la Lorraine).

On pourra enfin se mettre d’accord sur des propositions plus concrètes que dans le rapport 1995.
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Publié dans CES News

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