Lengagement de lEtat aux côtés des jeunes
L’engagement de l’Etat aux côtés des jeunes est très important et s’inscrit dans une lignée de politiques gouvernementales diverses en faveur de la participation des jeunes aux décisions qui les concernent, qui datent parfois de près de cinquante ans (dès 1955, un décret d’Edgar Faure instaure le 22 juin 1955 dans chaque département ministériel une commission devant traiter des problématiques jeunesse qui le concerne, en associant autant que faire se peut les jeunes eux-mêmes). S’appuyer sur les seules associations de jeunesse pour établir un dialogue avec les jeunes a paru au fil des ans, notamment dans la dernière décennie du XXème siècle, quelque peu insuffisant, dans la mesure où une part significative de la jeunesse ne s’y retrouvait guère engagée ni représentée.
Dans les années 1980, dans un souci d’adaptation à cette réalité, plusieurs communes (dont Schiltigheim, Strasbourg, Chartres…) créent des conseils consultatifs d’enfants ou de jeunes, qui possèdent des compétences locales.
En 1990, quand la France ratifie la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, adoptée l'année précédente par l'Assemblée générale des Nations Unies, les conseils sont 200. Deux ans plus tard, en 1992, leur nombre a doublé. Aujourd'hui, ils sont environ 1600.
Le 13 mars 1991, est créée l’association nationale des conseils d’enfants ou de jeunes (ANACEJ) pour promouvoir la participation des enfants et des jeunes à la décision publique et leur concertation au niveau local avec les élus et accompagner les collectivités locales dans la mise en place d’instances de participation des jeunes.
En 1997, à la suite de nombreuses rencontres locales (près de 1700) initiées par le ministère de la jeunesse et des sports, qui ont impliqué près de cent mille jeunes, une rencontre nationale est organisée les 29 et 30 novembre 1997, à l’Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire (INJEP) de Marly-le-Roi, dans les Yvelines. Avec 300 jeunes et en présence de plusieurs ministres, dont le Premier ministre (Lionel Jospin) l’événement est une première. Cette rencontre nationale débouche sur un ensemble de propositions de mesures (une soixantaine) en faveur des jeunes. Parmi ces mesures, figure la mise en place des Conseils de la Jeunesse, tant au niveau national que départemental.
Le 31 janvier 1998, sur une volonté de la Gauche, sont créés officiellement le Conseil Permanent de la Jeunesse et des Conseils Départementaux de la Jeunesse chargés de suivre la mise en œuvre des mesures décidées à Marly-le-Roi, de continuer le dialogue avec les institutions, et d’être associées aux projets gouvernementaux concernant les jeunes. L’ensemble de ces Conseils de la Jeunesse concerne alors près de 3000 jeunes, de tous horizons (associatif, syndical, politique), sur l’ensemble du territoire.
Dès 1999, les Conseils de la Jeunesse ne se limitent plus à une démarche d’association des jeunes aux décisions qui les concernent mais deviennent une réelle force de proposition et de prise d’initiative directe des jeunes. C’est ainsi que du 18 au 25 mars 2000 se déroule le 1er Festival de la Citoyenneté, voulu par le Conseil permanent de la jeunesse. Près de 1000 projets sont recensés au niveau départemental et au niveau national, illustrant la capacité des jeunes à monter des projets et à dialoguer avec les institutions.
Au printemps 2000, Lionel JOSPIN décide de consacrer les Conseils national et départementaux de la jeunesse comme le lieu institutionnel d’échanges entre les jeunes et le Gouvernement. Le 12 mai 2000, il rencontre, avec 11 de ses ministres, le nouveau Conseil national de la jeunesse (qui remplace le Conseil permanent) à la grande halle de la Villette. La loi n°2001-624 du 17 juillet 2001 (article 12) portant diverses dispositions d’ordre économique et social, dite loi DDOSEC, assure la pérennité du Conseil national de la jeunesse. Le décret n°2002-708 du 30 avril 2002 et l’arrêté ministériel du 3 mai 2002 achèvent la reconnaissance par les textes des Conseils national et départementaux de la jeunesse, en offrant notamment une assise juridique véritable aux Conseils départementaux de la jeunesse, tout en assouplissant les modes de recrutement et de désignation de leurs membres.
Dans les années 1980, dans un souci d’adaptation à cette réalité, plusieurs communes (dont Schiltigheim, Strasbourg, Chartres…) créent des conseils consultatifs d’enfants ou de jeunes, qui possèdent des compétences locales.
En 1990, quand la France ratifie la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, adoptée l'année précédente par l'Assemblée générale des Nations Unies, les conseils sont 200. Deux ans plus tard, en 1992, leur nombre a doublé. Aujourd'hui, ils sont environ 1600.
Le 13 mars 1991, est créée l’association nationale des conseils d’enfants ou de jeunes (ANACEJ) pour promouvoir la participation des enfants et des jeunes à la décision publique et leur concertation au niveau local avec les élus et accompagner les collectivités locales dans la mise en place d’instances de participation des jeunes.
En 1997, à la suite de nombreuses rencontres locales (près de 1700) initiées par le ministère de la jeunesse et des sports, qui ont impliqué près de cent mille jeunes, une rencontre nationale est organisée les 29 et 30 novembre 1997, à l’Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire (INJEP) de Marly-le-Roi, dans les Yvelines. Avec 300 jeunes et en présence de plusieurs ministres, dont le Premier ministre (Lionel Jospin) l’événement est une première. Cette rencontre nationale débouche sur un ensemble de propositions de mesures (une soixantaine) en faveur des jeunes. Parmi ces mesures, figure la mise en place des Conseils de la Jeunesse, tant au niveau national que départemental.
Le 31 janvier 1998, sur une volonté de la Gauche, sont créés officiellement le Conseil Permanent de la Jeunesse et des Conseils Départementaux de la Jeunesse chargés de suivre la mise en œuvre des mesures décidées à Marly-le-Roi, de continuer le dialogue avec les institutions, et d’être associées aux projets gouvernementaux concernant les jeunes. L’ensemble de ces Conseils de la Jeunesse concerne alors près de 3000 jeunes, de tous horizons (associatif, syndical, politique), sur l’ensemble du territoire.
Dès 1999, les Conseils de la Jeunesse ne se limitent plus à une démarche d’association des jeunes aux décisions qui les concernent mais deviennent une réelle force de proposition et de prise d’initiative directe des jeunes. C’est ainsi que du 18 au 25 mars 2000 se déroule le 1er Festival de la Citoyenneté, voulu par le Conseil permanent de la jeunesse. Près de 1000 projets sont recensés au niveau départemental et au niveau national, illustrant la capacité des jeunes à monter des projets et à dialoguer avec les institutions.
Au printemps 2000, Lionel JOSPIN décide de consacrer les Conseils national et départementaux de la jeunesse comme le lieu institutionnel d’échanges entre les jeunes et le Gouvernement. Le 12 mai 2000, il rencontre, avec 11 de ses ministres, le nouveau Conseil national de la jeunesse (qui remplace le Conseil permanent) à la grande halle de la Villette. La loi n°2001-624 du 17 juillet 2001 (article 12) portant diverses dispositions d’ordre économique et social, dite loi DDOSEC, assure la pérennité du Conseil national de la jeunesse. Le décret n°2002-708 du 30 avril 2002 et l’arrêté ministériel du 3 mai 2002 achèvent la reconnaissance par les textes des Conseils national et départementaux de la jeunesse, en offrant notamment une assise juridique véritable aux Conseils départementaux de la jeunesse, tout en assouplissant les modes de recrutement et de désignation de leurs membres.
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