Université d'été du CNJ à Nîmes
Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ), organe consultatif présidé par le Ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative, Jean-François Lamour, a accueilli ce week-end à Nîmes près de 150 nouveaux membres. L’occasion pour les anciens d’aborder le fonctionnement du CNJ ainsi que son organisation tout en présentant leurs travaux. Quatre jours destinés à former leurs successeurs. Des jeunes qui ont six mois pour choisir un thème de réflexion, en saisir les différents aspects, produire une étude et finalement faire des propositions au Parlement. Leur manière de s’impliquer dans la démocratie participative.Né en 2000 de la rencontre de 100 000 jeunes en 1997 avec le Premier ministre Lionel Jospin, ce conseil a officiellement été reconnu par la loi 2001-624 du 17 janvier 2001. Il réunit environ trois fois par an 180 jeunes hommes et femmes entre 18 et 25 ans, issus des Conseils départementaux de la jeunesse, des sports et de la vie associative (CDJSVA), de structures associatives, de syndicats de salariés et de partis politiques. Ces derniers, divisés en titulaires et suppléants nommés pour une période de deux ans renouvelable une fois, donnent leur avis sur les grands projets de lois et faits de société étudiés au parlement. Le gouvernement entend ainsi « garantir la participation des jeunes à la prise de décisions politiques » dans un cadre démocratique.
Des structures accueillant des débats cadrés
Toutefois, le conseil n’étant pas un organisme permanent, il ne discute pas l’ensemble des projets de lois ratifiés par le parlement. Il se concentre sur quelques thèmes de société, dont il propose des pistes de réflexion à Jean François Lamour. Ce dernier, en tant que Président du CNJ, définit les problématiques qui seront débattues par les jeunes, répartis dans quatre grandes commissions de travail : engagement, Europe, parcours individuel et cohésion sociale. Emerge également au sein des commissions des sous-groupes qui éludent des aspects précis de la réponse à formuler au parlement sous forme de rapport d’activité et de propositions dans un délai de 6 mois.
Pour autant, le débat n’est pas le seul champ d’action du CNJ. C’est aussi un instrument de représentation de la jeunesse au sein d’une quinzaine d’instances tels que le Conseil national de sécurité routière (CNSR), le Conseil supérieur de l’information sexuelle (CSIS), le Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) ainsi que le Conseil national de l’éducation populaire et de la jeunesse (CNEPJ).
L’université d’été du CNJ a donc permis aux 180 nouveaux entrants de découvrir les différentes tribunes d’expression à leur portée et de rencontrer leurs aînés. Près de 300 personnes se sont ainsi retrouvées réparties dans trois hôtels, dont elles réquisitionnaient également les salles de conférence.
Le premier jour fut consacré à leur accueil, ainsi qu’à la présentation du CNJ et de son bilan lors d’une séance plénière. On y appris entre autre que des initiatives (comme la réévaluation du SMIC et la mise en place d’une prime pour l’emploi) prisent par Dominique de Villepin lors de son arrivée à Matignon avaient été suggérées par le CNJ. Le second jour se mirent en place les différentes commissions de travail tandis que dans l’après-midi Jean-François Lamour et Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, venus initialement recueillir des propositions ont affronté des jeunes qui n’avaient pas oublié la crise du CPE. Le troisième jour, les jeunes participèrent à des ateliers de formations avant d’élire leur nouveau secrétariat ainsi que leurs représentants extérieurs. Enfin, le dernier jour se tourna vers l’actualité des jeunes, animée par le Conseil économique et social et la présentation du portail internet.
Les nouveaux membres du CNJ disposent maintenant d’outils pour faire avancer la situation des jeunes. Ces six prochains mois, les réflexions s’orienteront via le forum internet sur le développement des passerelles entres les université et l’emploi ; l’insertion sociale des jeunes au travers du civisme, de l’engagement et de la responsabilité ; la prise en compte de la parole des jeunes par la participation à divers évènements européens et internationaux et la transformation du service civil en outil d’insertion. Plusieurs réunions des commissions sont d’ailleurs prévues à cet effet : le 30 septembre et 1er octobre, le 21 et 22 octobre et le 25 et 26 novembre. A cette issue, des propositions devront être formulées au Parlement.
lien web : http://www.conseilsdelajeunesse.org/
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