Lundi 9 juin 2003
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19:13
SOMMAIRE
• Envie d’agir
• Lancement de l’opération à Paris
• Les lycéens manifestent contre la guerre en Irak à St Avold
• Dossier : violences et maltraitances
• Plaidoyer pour tous les enfants de la terre
• Léa : un puzzle éclaté, un corps à reconstruire
• Roméo Sarfati, Jalane et Nuttea luttent contre la pédocriminalité
• Interview de Sarah Dupont, substitut du procureur
• Vers une reconnaissance des droits de l’enfant
• Claire Brisset, un avocat unique pour tous les enfants
• Briser la loi du silence, interview de la Directrice de la DDASS :
• Le service de la PMI
• Rencontre au lycée Blaise Pascal
• L’actualité des Conseils
MORCEAUX CHOISIS
18 300 enfants victimes de maltraitance en France !
Séverine FRANCOIS
« Estelle disparue : la crainte d’un rapt. Des enfants secoués à mort par leur père. Tom, 3 ans, oublié dans un placard à l’école. Agression sexuelle, le violeur avait tout juste 14 ans... Tous ces faits divers ne devraient plus faire la « Une » de nos médias ! Les adultes, les adolescents qui commettent des actes de violence sur des enfants ou des personnes plus faibles sont responsables et coupables. Les maltraitances physiques, sexuelles ou morales sont interdites par la loi. Un enfant n’est pas un objet que l’adulte peut utiliser à n’importe quelle fin. L’enfant a droit au respect et à la dignité, propre à tout être humain. En choisissant de consacrer le dossier de notre magazine à ce thème délicat, nous nous sommes lancés dans une entreprise bien ambitieuse. Comment parler « vrai » d’un sujet qui nous touche au plus profond de nous mêmes ? Comment crier notre révolte face à la souffrance d’enfants ou de jeunes qui n’obtiennent peut être pas de la société toute l’aide et l’attention dont ils auraient besoin pour se reconstruire ? »
Un puzzle éclaté, un corps à reconstruire
Léa
« J’étais comme un puzzle éclaté et je ne savais pas par quel bout j’allais pouvoir reconstruire mon corps. J’étais devenue violente, mais envers moi-même. Je prenais le cutter, tout ce qui me passais par les mains et je me coupais. J’allais tellement mal en moi qu’il fallait que je me fasse encore plus de mal pour, après, être bien ... J’ai vu plusieurs psychologues et plusieurs psychiatres, mais je n’arrivais pas à leur parler. J’ai fait des dépressions, j’ai dû être hospitalisée parce que je devenais anorexique, les odeurs de nourritures me faisaient penser à « lui ».
Incompréhension !
Interview de Roméo Sarfati
« Je considère la pédophilie comme le pire crime sur terre. Je ne comprends pas comment un homme ou une femme peut devenir un véritable animal et se jeter sur un enfant. Je ne comprends vraiment pas, car du côté de l’enfant il n’y a que de l’angélisme, pas de tricherie, de la pureté. Je finis par vouer à ces pédophiles une véritable haine. Le plus important est de clamer à tous les gens de la planète que de tels agissements sont laids et lâches... »
Un avocat unique pour tous les enfants !
Interview de Claire Brisset, Défenseur des enfants
« Mon rôle est également de veiller à ce que les structures publiques prennent vraiment en charge les victimes. Or, je peux constater qu’il n’y a pas suffisamment de structures. Les tribunaux sont engorgés et les juges des enfants ne sont pas assez nombreux. Mon rapport en fait mention et interpelle les pouvoirs publics sur ce point. Nous avons tous un devoir d’interpellation afin de réparer les failles du système. »
Briser la loi du silence
Interview de Claudine Bourgeois, Directrice de la DASS
« ...Il existe une loi, depuis deux ans maintenant, qui prévoit une prise en charge sanitaire obligatoire des pédophiles et des violeurs. La DDASS doit proposer une liste de médecins spécialisés pour effectuer ce suivi. Cela se révèle très difficile compte tenu du nombre de personnes à prendre en compte (environ 30 % des personnes emprisonnées sont des pédophiles ou des violeurs) et des psychiatres qui ne sont pas tous prêts à accepter de soigner ces personnes... »
Par Violette KONNE
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Publié dans : CDJ Mag
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